Arrêtez de confondre réussir et aimer votre travail
L'exercice qui révèle vos vraies aspirations en 15 minutes
J’ai 25 ans et ma manager vient de me dire que je n'évoluerai jamais dans ma société. Je n'avais pas les compétences pour réussir sur le poste prévu "au-dessus" de mon poste actuel. Et la progression dans ma société était très linéaire.
Au lieu d'être détruite, j'ai compris. Et j'ai été soulagée.
Cette phrase a changé ma vie professionnelle.
Car le regard extérieur est souvent la clé des plus grandes transformations.
À 25 ans donc, j'étais dans un poste hybride qui nécessitait deux compétences bien distinctes : une partie analytique et une partie commerciale.
J'adorais la dimension analytique. Les données, les tableaux, les liens de cause à effet. J'excellais dans ce domaine.
Mais la partie commerciale ?
Un désastre.
Ce n'était pas du commercial relationnel que j'aurais pu apprécier. Non, c'était du commercial "pushy", à l'ancienne. Exactement l'opposé de ma nature.
Sauf que voilà : j'étais une "bonne élève".
Alors je m'acharnais. Je me disais que si je travaillais plus dur, si j'appliquais les bonnes méthodes, si je suivais les formations, j'allais finir par y arriver.
Le problème avec les bons élèves ? Nous confondons souvent "réussir dans une tâche" avec "être fait pour cette tâche".
Mes performances dans la partie analytique masquaient mes difficultés commerciales. J'étais un "bon élément" global, donc personne ne questionnait mon poste.
Personne, sauf ma manager.
PS : pour les nouvelles et nouveaux arrivant.e.s
Vous êtes nombreux.se.s à vous inscrire à ma newsletter. Je ne sais pas bien ce qui vous amène, mais vous restez. Peut-être parce que j'écris sans filtre et que j'avoue mes galères autant que mes réussites.
Je suis pleine de contradictions : j'ai quitté un CDI pour créer ma liberté mais j'ai encore du mal à respecter mes cycles d'énergie. J'ai théorisé la finitude et je continue parfois à me surcharger.
Ces quatre dernières années m'ont appris énormément sur la transition vers une constellation professionnelle équilibrée. C'est cette expérience que je partage ici et que j'accompagne en mentorat.
Mon but n'est pas de vous vendre du rêve, mais de vous partager mes essais-erreurs en temps réel pour que vous puissiez construire votre propre chemin. Autrement dit, que nous vivions nos vies uniques et singulières tout en étant en contact parfois.
Alors bienvenue !
Un jour, elle m'a dit simplement : "Tu n'évolueras jamais sur cette voie."
Cette phrase aurait dû me détruire. Au lieu de ça, elle m'a libérée.
Alexandra prenait un risque en me disant ça. Elle savait que sans évolution possible, j'allais partir. D'un point de vue RH, garder un bon élément signifiait plutôt éviter ce genre de conversation.
Mais elle a choisi la vérité plutôt que la facilité.
Elle a fait preuve de courage managérial.
Ce jour-là, j'ai appris quelque chose d'essentiel sur le management : parfois, dire la vérité à quelqu'un, c'est lui rendre le plus grand service de sa carrière.
Quand je suis devenue manager à mon tour, j'ai toujours gardé cette leçon en tête. Je n'ai pas été parfaite, mais j'ai essayé d'avoir cette approche de vérité quand je voyais des collaborateurs s'acharner dans des postes qui ne leur correspondaient pas.
Dans la foulée de cette conversation, j'ai fait mon premier bilan de compétences.
Et là, nouvel électrochoc.
La consultante m'a proposé un exercice qui a changé ma perception sur mon parcours : je devais faire une timeline de mes expériences passées et les noter sur 10.
J'étais persuadée d'avoir aimé la plupart de mes postes précédents. J'y avais réussi, je m'étais fait des amis, j'avais appris des choses.
Résultat de mes notes ? 2/10, 4/10, 3/10 pour mes premières expériences.
Un choc.
J'avais confondu "réussir dans un poste" avec "aimer un poste".
Le succès et l'apprentissage m'avaient fait croire que j'étais épanouie. Mais au fond, ces rôles ne me correspondaient pas.
Ce côté "bon élève" qui m'aidait à performer devenait un piège. Il m'empêchait d'écouter mes vraies aspirations.
Cette prise de conscience et les échanges qui ont suivis en bilan de compétence m'ont menée à proposer quelque chose d'inédit dans mon entreprise : la création d'un poste sur mesure.
J'ai imaginé un rôle transverse, en mode projet, qui gardait la dimension analytique et technique tout en éliminant le commercial pur.
Et ça a marché. Car je n'étais pas la seule à avoir été bonne dans une partir du poste mais mauvaise sur la partie commerciale. De bons éléments quittaient la société régulièrement à cause de cela.
Mon entreprise a créé un nouveau service sur ma recommandation. J'ai managé les premières embauches, écrit les fiches de poste, structuré les processus.
Cette transformation n'aurait jamais eu lieu sans le regard extérieur de ma manager, puis de la consultante en bilan de compétences.
Seule, j'aurais continué à m'acharner.
Voici l'exercice qui m'a ouvert les yeux. Il vous prendra 15 minutes, mais pourrait peut-être changer aussi votre vision de votre parcours.
Étape 1 : Listez vos 5 dernières expériences professionnelles significatives (postes, missions importantes, projets marquants)
Étape 2 : Notez chacune sur 10 selon votre satisfaction réelle. Pas vos succès, pas ce que vous avez appris, mais à quel point vous vous sentiez épanoui
Étape 3 : Pour chaque note en dessous de 6, identifiez précisément ce qui ne vous convenait pas
Étape 4 : Pour chaque note au-dessus de 7, listez les éléments que vous voulez absolument retrouver dans des prochains postes
Étape 5 : Posez-vous cette question : "Quelle vérité sur mon parcours est-ce que j'évite de me dire ?"
Cet exercice révèle souvent un décalage entre notre perception et notre réalité.
Comme moi à 25 ans.
Nous sommes tous aveugles à nos propres évidences.
Nous rationalisons nos insatisfactions. Nous nous adaptons. Nous performons même dans des environnements qui ne nous conviennent pas.
Le regard extérieur brise cette illusion.
Qu'il vienne d'un manager courageux, d'un consultant en bilan de compétences, ou d'un mentor, il nous dit ce que nous n'osons pas nous avouer.
Il transforme les "je dois" en "je peux".
Les "il faut que j'y arrive" en "il faut que je trouve autre chose".
Parfois, nous avons besoin qu'on nous dise que nous n'évoluerons jamais sur une voie pour découvrir celle qui nous attend vraiment.
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Une expérience à partager ?
Et vous, avez-vous déjà fait un bilan de compétences ? Partagez le en commentaire.
À bientôt ?
Tiffany
PS: J'ai partagé la semaine dernière ma décision de déléguer l’ensemble de ma gestion des gîtes.
PSS: J’écris sur Notes mes nouvelles idées.


Et ça marche!! Merci pour cet exercice qui m’a éclairé et fait prendre conscience d’un aspect important que j’avais omis ces dernières années ! En effet, un exercice à appliquer aussi aux autres domaines de sa vie 🙏🏻✨✨✨
Sur la notation / 10 je m'interdis le 3 et le 7. (Même si je m'autorise un 2.5, 3.5, 6.5 et 7.5) ça permet de vraiment trancher entre "nul, moyen, bon".
En tout cas, à tous mes postes après la période d'apprentissage, je me retrouve à 6.5 au mieux et quasiment à chaque fois en dessous de 5.