Le révélateur : ce qui mérite de rester
Arrêter d'optimiser pour commencer à alléger
Pendant des années, j’ai cherché quoi ajouter à ma vie professionnelle.
Quel nouveau projet lancer. Quelle compétence développer. Quelle activité pourrait compléter les autres.
En 2025, j’ai réalisé que je posais la mauvaise question.
La vraie question n’est pas “qu’est-ce que je peux ajouter ?”. C’est “qu’est-ce que je peux retirer ?”.
PS : pour les nouvelles et nouveaux arrivant.e.s
Je suis pleine de contradictions : j’ai quitté un CDI pour créer ma liberté mais j’ai encore du mal à respecter mes cycles d’énergie. Je parle de finitude et je continue parfois à me surcharger. C’est cette réalité que je partage ici.
Mon but n’est pas de vous vendre du rêve, mais de vous partager mes essais-erreurs en temps réel. Six ans de transition vers une constellation professionnelle équilibrée, avec les galères autant que les réussites. Bienvenue.
On vit dans une culture de l’accumulation.
Plus de clients. Plus de revenus. Plus de projets. Plus d’impact.
Dans le monde de l’entrepreneuriat, on valorise ceux qui font beaucoup. Rarement ceux qui font peu mais bien.
J’ai passé six ans à construire ma constellation professionnelle. Des gîtes. Des investissements immobiliers et financiers. Une newsletter. Du mentorat. Bientôt des produits digitaux.
À chaque étape, je me demandais : qu’est-ce que je peux rajouter qui aurait du sens ?
Résultat = une constellation qui fonctionne. Mais qui me demande une vigilance permanente.
Chaque activité génère des opportunités. Chaque opportunité pourrait devenir un nouveau projet. Le 9ème gîte potentiel en décembre, c’était exactement ça (je le raconte dans mon carnet de bord de décembre).
Une opportunité parfaite. Rentable. Logique. Facile à intégrer dans ma structure existante.
Mais quand j’ai senti mon stress monter instantanément, j’ai compris que je ne voulais pas ajouter. Je voulais alléger.
En décembre, à la fin de mon trimestre de repos, j’ai imaginé un outil.
Pas pour ajouter. Pour révéler ce qui devrait partir et améliorer ce qui reste.
Je l’ai appelé le Révélateur, avec l’image en tête d’une pellicule qu’on développe (bienvenue dans mes années 80-90).
Les gens viennent me voir avec trop d’activités. Ils veulent savoir comment tout faire tenir. Comment mieux s’organiser. Comment optimiser.
Ma réponse les surprend toujours : “Et si on commençait par retirer quelque chose ?”
Personne n’a envie de retirer. Tout le monde veut ajouter. Parce que retirer, ça fait peur.
Peur de rater une opportunité. Peur de régresser financièrement. Peur de décevoir. Peur de se tromper.
Mais garder tout par peur, c’est aussi la meilleure façon de s’épuiser.
Le Révélateur, c’est 50 questions réparties en 6 catégories.
Chaque question vous donne un score. À la fin, vous avez une photographie claire de chaque activité de votre constellation : lesquelles mérite de rester ?
Voici quelques exemples d’analyses que j’en ai extraites.
La dimension financière
On ne peut pas ignorer l’argent. Mais l’argent seul ne suffit pas.
J’ai des investissements financiers qui sécurisent mon avenir. Ça ne me procure aucun plaisir. Juste de la sécurité.
J’ai ma newsletter qui rapporte moins. Mais qui me donne de la satisfaction chaque semaine.
Les deux sont nécessaires. Mais ils ne jouent pas le même rôle.
Questions que j’ai utilisé :
Quel est le revenu net mensuel moyen de cette activité ?
Combien d’heures par mois j’y consacre réellement ?
Si je devais payer quelqu’un pour faire ce travail à ma place, combien ça coûterait ?
Est-ce que ce revenu est récurrent ou volatile ?
Le piège : comparer uniquement le chiffre d’affaires.
Mes gîtes et investissements génèrent 250k€ de CA annuel. Mais après charges, fiscalité, temps investi, le revenu net par heure travaillée n’est pas forcément meilleur que mon mentorat. C’est juste plus massif et stable.
Et la stabilité a une valeur. Surtout quand on a d’autres activités plus volatiles.
La dimension énergie
Une activité peut être rentable, stratégique, alignée avec vos valeurs.
Mais si elle vous épuise, elle finira par contaminer le reste.
Questions que j’ai utilisé :
Quand je pense à cette activité le dimanche soir, qu’est-ce que je ressens ? (échelle de -5 à +5)
Combien de temps après avoir travaillé sur cette activité ai-je besoin pour récupérer ?
Est-ce que cette activité me donne de l’énergie pour les autres ou m’en retire ?
Exemple avec mes gîtes :
Avant délégation : -3 le dimanche soir. Je savais que j’allais devoir gérer plein de sujets et messages voyageurs toute la semaine. Temps de récupération : plusieurs heures au minimum.
Après délégation~ : +1 le dimanche soir. Je sais que tout est géré. Je peux éteindre mon téléphone. Temps de récupération : quasi nul.
Le score énergétique a complètement changé. Pas parce que l’activité a changé. Parce que ma relation à l’activité a changé.
La dimension temporelle
Le temps est la ressource la plus trompeuse.
On sous-estime toujours le temps qu’une activité nous prend vraiment (c’est ce que j’appelle l’effet Iceberg d’une activité, j’en parle dans cet article).
Parce qu’on ne compte que le temps d’exécution (et encore…). Jamais le temps de réflexion, de décision, de récupération.
Questions que j’utilise :
Combien d’heures par semaine cette activité me prend-elle en moyenne ?
Combien d’heures par semaine j’y pense sans y travailler ?
Est-ce que cette activité génère des urgences qui perturbent mes autres activités ?
Quel est le délai moyen entre une sollicitation et ma réponse attendue ?
Exemple avec mes gîtes :
Avant : 10h d’exécution par semaine (messages, gestion). Mais au moins autant de charge mentale (anticipation, vigilance permanente, décisions rapides).
Après délégation : 1h à 2h d’exécution par semaine (suivi). Très peu de charge mentale (décisions stratégiques uniquement).
J’ai quasiment supprimé ma charge mentale. C’est ça qui change tout.
La dimension plaisir
On a le droit d’aimer ce qu’on fait.
Ça semble évident. Et pourtant ça ne l’est pas.
Pendant longtemps, j’ai fait des choses parce qu’elles avaient du sens stratégiquement.
Pas parce qu’elles me plaisaient.
Je vais avoir 45 ans cette année. Pas d’enfants. Une sécurité financière.
Je peux me permettre maintenant de choisir le plaisir (j’ai choisi le mot Fun pour caractériser mon année 2026).
Questions que j’ai utilisé :
Si je gagnais au loto demain, est-ce que je continuerais cette activité ?
Quand je parle de cette activité à quelqu’un, est-ce que je suis enthousiaste ou factuelle ?
Est-ce que cette activité m’apprend encore quelque chose ou suis-je en pilotage automatique ?
Le test du loto est radical.
Si la réponse est non, c’est que l’activité ne tient que par nécessité financière.
Ce n’est pas un problème en soi. Mais il faut en avoir conscience et ne pas se raconter des histoires.
Et garder en tête cette question : combien de temps encore je veux faire quelque chose uniquement pour l’argent ?
Besoin d’un accompagnement personnalisé ?
Mon mentorat individuel vous aide à développer votre propre constellation d’activités (équilibrée, rentable et alignée avec vos valeurs) en vous appuyant sur mon expérience concrète. Echangeons ensemble lors d’un appel découverte. En 20 minutes, nous pouvons identifier vos blocages actuels et déterminer si je suis la bonne personne pour vous accompagner.
À bientôt ?
Tiffany
PS: Vous pouvez lire ici mon histoire et ce que j’appelle ma constellation professionnelle. J’écris sur Notes mes nouvelles idées et chaque lundi le bilan de la semaine passée.


