Vous n'êtes pas obligé de choisir un seul métier
Comment utiliser vos contradictions comme des forces complémentaires plutôt que des faiblesses
À 30 ans, je pensais encore qu’il fallait choisir.
Choisir un métier. Une spécialité. Une voie.
Puis j’ai découvert une vidéo YouTube qui a détruit mes croyances limitantes.
L’histoire d’un entrepreneur qui décrivait exactement ma vie intérieure. Mes questionnements. Mes contradictions.
Cette révélation a posé les fondations de ce que j’appelle aujourd’hui ma constellation professionnelle.
Dans mes articles précédents, je vous ai raconté comment j’avais créé mon poste sur mesure suite à un bilan de compétences, puis découvert les coulisses du business grâce à des mentors.
Mais même dans ce contexte idéal de création de poste (plein d’innovations et de changements comme j’aime), j’ai fini par me cramer.
Au passage, en écrivant ces mots en octobre 2025, je me rends compte que je me suis encore bien crâmer dans mon activité de gîtes. Long soupir…
Donc retour il y a quinze ans, j’ai deux bureaux, deux équipes à manager, des projets transversaux de partout… Comme si c’était normal.
J’ai même remplacé une collègue dans un service où je n’avais pas le diplôme requis (statistique et datamining).
Et j’ai réussi, ce qui m’a appris que le diplôme n’était finalement pas grand-chose. Que je pouvais m’adapter.
Mais à quel prix ?
J’ai arrêté de dormir pendant un an.
Depuis cette période, j’ai continué à me faire coacher régulièrement.
J’avais trouvé un “filon” : me faire accompagner par des gens qui sortaient d’école de coaching et avaient besoin de tester leur approche.
Coaching à bas coût, mais coaching quand même qualitatif avec des personnes appliquées.
L’un d’eux a complètement dévié de l’objectif initial à cause d’un grave conflit que j’ai eu avec une managée au même moment.
Ce coaching m’a aidée à prendre du recul et à sortir tant bien que mal de ce drama. C’était précieux car on se sent très seul quand on est manager, même avec l’accompagnement RH en interne.
Mais la vraie révélation est venue à la fin de nos sessions.
La coach m’a demandé : “Qu’est-ce que tu veux vraiment ?”
J’ai évoqué quelque chose qui me trottait dans la tête depuis toujours : mon rêve d’être à quatre-cinquièmes. D’avoir un jour de plus pour moi chaque semaine.
“Pourquoi tu ne le demandes pas ?” m’a-t-elle répondu.
Et là, j’ai heurté une de mes croyances limitantes.
Je n’osais pas demander un temps partiel parce que je n’avais pas d’enfant.
Pour moi, c’était évident : le temps partiel, c’est pour les parents. Point.
Elle m’a aidée à formuler ma demande. Et je l’ai obtenue immédiatement.
J’étais dans une position de direction assez large. Mon boss se disait que c’était un délire temporaire et que j’allais revenir vite au temps plein.
Ces années-là ont coïncidé avec l’explosion de tout ce qui était formation en ligne.
J’ai commencé à me former à différentes choses. Mon avis sur la formation en ligne est mitigé : il y en a certaines où je suis allée au bout et j’ai tellement appris que je n’ai pas eu besoin d’être accompagnée. D’autres où je n’ai jamais terminé.
Ce qui m’a énormément ouvert les yeux, c’est tout le contenu d’Oussama Ammar, de The Family.
Ça a été un révélateur pour moi, d’autant plus que je travaillais alors en start-up.
Puis il y a eu des formations sur l’investissement, les finances personnelles, l’immobilier. Ces apprentissages ont fait que je suis là aujourd’hui avec ma constellation professionnelle.
Mais revenons à ce que j’ai dit en introduction de cet article. C’est via une formatrice en immobilier que j’ai découvert Thibault.
C’est le genre de vidéos qu’on regarde par hasard et qui sont tellement explosives pour notre cerveau qu’on se dit : “Il faut absolument que je parle à cette personne parce qu’il a décrit ma vie mieux que moi.”
Il parlait d’entrepreneurs multipotentiels. De gens qui ont plusieurs centres d’intérêt. Qui ne rentrent pas dans les cases.
Et j’ai compris en échangeant avec lui et en suivant son protocole que je n’étais pas anormale.
PS : pour les nouvelles et nouveaux arrivant.e.s
Je suis pleine de contradictions : j’ai quitté un CDI pour créer ma liberté mais j’ai encore du mal à respecter mes cycles d’énergie. J’ai théorisé la finitude et je continue parfois à me surcharger. C’est cette réalité brute que je partage ici.
Mon but n’est pas de vous vendre du rêve, mais de vous partager mes essais-erreurs en temps réel. Cinq ans de transition vers une constellation professionnelle équilibrée, avec les galères autant que les réussites. Bienvenue.
J’ai donc suivi son accompagnement et j’ai compris que je pouvais être multiple.
Que je pouvais faire plusieurs choses. Que ce n’était pas un problème.
Que je pouvais m’autoriser à être entrepreneure sur différents sujets.
Que je pouvais procrastiner.
Je me souviens notamment de son utilisation différente du test des 16 personnalités (basé sur le MBTI). J’y suis classée Avocat (INFJ).
Il m’avait expliqué que ce n’était pas à lire de façon binaire.
Par exemple, sur la ligne intuition versus rationnel, j’avais toujours eu beaucoup de mal à me positionner.
Je suis très rationnelle par mon amour des maths, des analyses, des liens de causes à conséquences. Mais je suis aussi très intuitive. Je sens les choses. Ma citation préférée est “quand il y a un doute, il n’y a pas de doutes”.
Pour moi, être aussi écartelée n’était pas cohérent.
Il m’a expliqué qu’en fait, je passais de l’une à l’autre. Que j’avais comme un curseur que je poussais : parfois plus dans l’intuition, parfois plus dans la rationalité.
Et surtout que c’était une force d’avoir cette flexibilité.
Même chose sur la partie extravertie/introvertie.
Dans le cadre du travail, je suis plutôt dominante. Si on fait un groupe de travail, je vais beaucoup prendre la parole, travailler le sujet, me proposer pour faire la restitution.
Mais mon énergie primaire est d’être introvertie. J’ai du mal en société. Je déteste les événements, les salons, les rencontres organisées.
Et là, j’ai touché du doigt quelque chose que j’aborde beaucoup dans mon concept de constellation professionnelle : il me faut des activités qui aillent puiser dans différents aspects de ma personnalité.
Par exemple :
Ma partie gîtes est très rationnelle, concrète, terre à terre.
Ma partie écriture, beaucoup plus dans l’intuition.
Le mentorat fait appel aux deux.
Cette complémentarité n’est pas un hasard. C’est ce qui me permet de ne jamais m’ennuyer et de ne jamais m’épuiser complètement (sauf quand une étoile déborde sur les autres comme cet été).
Quand une activité me demande trop d’extraversion, je peux me ressourcer sur une autre qui nécessite plus d’introversion.
Voici un exercice inspiré de cette découverte :
Étape 1 : Listez 5 traits de personnalité qui vous définissent
Étape 2 : Pour chacun, identifiez son “opposé”. Par exemple :
rationnel/intuitif
introverti/extraverti
créatif/analytique
planificateur/spontané
autonome/collaboratif
concepteur/exécutant
prudent/audacieux
rigoureux/flexible
…
Étape 3 : Demandez-vous : “Est-ce que j’utilise les deux côtés selon les contextes ?”
Étape 4 : Identifiez dans quelles situations vous utilisez chaque facette
Étape 5 : Réfléchissez : vos activités actuelles font-elles appel à toute votre palette ?
Cet exercice révèle souvent que nos “contradictions” sont en fait des forces complémentaires.
Cette révélation et le travail avec Thibault ont complètement changé ma façon d’envisager le travail.
Au lieu de chercher LE poste parfait qui utiliserait toutes mes compétences, j’ai commencé à imaginer un système de plusieurs activités complémentaires.
Au lieu de vouloir être excellente dans UN domaine, j’ai accepté d’être bonne dans plusieurs.
Au lieu de subir mes contradictions, j’ai appris à les orchestrer.
C’est là qu’est née l’idée de ma constellation professionnelle.
Si vous vous reconnaissez dans cette histoire, voici votre permission : vous avez le droit d’être multiple.
Vos contradictions ne sont pas des faiblesses à corriger, mais des ressources à cultiver.
Votre incapacité à “choisir” n’est pas de l’indécision, c’est de la richesse.
Dans ma newsletter, je partage chaque semaine des réflexions sur la construction d’une vie professionnelle qui embrasse cette multiplicité.
Et parfois, il suffit d’une permission pour tout changer.
Vous voulez aller plus loin ?
Deux options selon où vous en êtes :
Option 1 : Les ressources pratiques (7€/mois ou 70€/an)
Accédez aux outils que j’utilise avec mes mentorés : templates, exercices, méthodes testées. Deux nouvelles ressources chaque mois. → Découvrir les ressources payantes
Option 2 : Le mentorat individuel (5 places)
Un accompagnement sur mesure pour créer ou optimiser votre constellation d’activités.
→ Faire l’auto-diagnostic : êtes-vous prêt pour cette transformation ?
→ Réserver l’appel découverte (20-30 min pour identifier vos blocages)
Et vous ? Avez-vous déjà eu une révélation similaire ? Partagez en commentaire.
À bientôt ?
Tiffany
PS: J’ai partagé la semaine dernière mon carnet de bord des deux derniers mois. Vous pouvez retrouver mes anciens carnets de bord ici.
PSS: J’écris sur Notes mes nouvelles idées et chaque lundi mon bilan de la semaine passée.

