Le jour où j’ai compris que ma "carrière" était finie
Et pourquoi c’était la meilleure nouvelle de ma vie
J’avais 37 ans et j’occupais le poste de mes rêves.
Directrice des grands comptes dans une start-up. Responsable de A à Z : du besoin produit jusqu’au suivi des clients.
Un mini-DG en quelque sorte.
Mais j’avais négocié un quatre-cinquièmes. Je ne travaillais plus les vendredis.
Et dans ma tête, en faisant ce choix, j’avais signé la fin de ma carrière.
Pourtant cette “fin” allait devenir le début de quelque chose de bien plus grand.
Dans mes articles précédents, je vous ai raconté comment j’avais découvert les coulisses du business et obtenu la permission d’être multiple.
Tous ces apprentissages m’avaient menée à ce poste de direction transversal.
C’était exactement ce que j’aimais : de la création, du pilotage, de la vision d’ensemble, du management d’équipes pluridisciplinaires.
Mais aussi du développement de produit à sa commercialisation, du marketing à la mise en oeuvre chez les clients.
J’avais toutes les cartes en main.
Et pourtant, j’ai encore réussi à m’ennuyer, comme chaque fois après plusieurs années dans un même poste.
PS : pour les nouvelles et nouveaux arrivant.e.s
Je suis pleine de contradictions : j’ai quitté un CDI pour créer ma liberté mais j’ai encore du mal à respecter mes cycles d’énergie. J’ai théorisé la finitude et je continue parfois à me surcharger. C’est cette réalité brute que je partage ici.
Mon but n’est pas de vous vendre du rêve, mais de vous partager mes essais-erreurs en temps réel. Cinq ans de transition vers une constellation professionnelle équilibrée, avec les galères autant que les réussites. Bienvenue.
Quand j’ai obtenu ce jour de liberté supplémentaire chaque semaine, quelque chose a basculé dans ma tête.
Il était impossible pour moi de repartir en arrière. Impossible de revenir au temps plein.
Cette journée de respiration était devenue non-négociable.
Mais nous étions avant le Covid. Le télétravail n’était pas la norme. L’idée de créer sa boîte en ne travaillant que quatre jours par semaine paraissait encore exotique.
Quand on s’est posé la question d’aller vivre en province, j’ai réalisé l’ampleur du problème.
Comment retrouver un poste équivalent à temps partiel ?
Dans ma tête, c’était clair : ma carrière traditionnelle était finie.
Ce n’était pas une mauvaise nouvelle, car j’avais compris que le monde du travail “traditionnel” allait à l’encontre de ma santé mentale.
Rien ne va pas assez vite à mon goût. Je vais toujours m’ennuyer.
L’ennui pour moi, c’est le pire.
Quand je m’ennuie, c’est comme un brouillard. Je ne sais plus ce qui est bon pour moi.
Le premier confinement a été un moment hors du temps. Une pause forcée.
J’ai pris énormément de recul sur ce que je ne voulais plus.
Et ce que je ne voulais plus, c’était mon job.
Même le plus beau poste du monde.
Cette pause m’a fait réaliser que toute cette course n’avait pas de sens.
Que je pouvais choisir un autre rythme. Que je devais choisir un autre modèle.
Pour ma santé physique et mentale.
Tous ces éléments convergeaient vers la même conclusion : le modèle traditionnel n’était plus viable pour moi.
Ni le temps plein. Ni la hiérarchie classique. Ni la course à la performance. Ni l’ennui programmé.
J’avais besoin de variété. De rythmes choisis. De finitude. De liberté d’organisation. De calme.
En comprenant que ma carrière traditionnelle était terminée, j’ai aussi compris que quelque chose d’autre pouvait commencer.
Quelque chose que je ne savais pas encore nommer, mais qui aller aboutir à ma constellation professionnelle.
Si vous vous reconnaissez dans cette histoire, voici un exercice rapide :
Étape 1 : Imaginez que votre carrière actuelle est terminée. Que ressentez-vous ? Soulagement ? Panique ? Les deux ?
Étape 2 : Listez tout ce que vous ne voulez plus vivre professionnellement
Étape 3 : Pour chaque point, trouvez son opposé constructif
Étape 4 : Demandez-vous : “Si je n’avais plus à choisir entre sécurité et épanouissement, que ferais-je ?”
Étape 5 : Identifiez une première micro-expérience à tenter pour explorer cette voie
Parfois, accepter une fin permet d’imaginer un nouveau début.
Ces prises de conscience successives m’ont forcée à repenser tout le système.
Plus question de chercher LE poste parfait.
Plus question d’optimiser dans le cadre existant.
Il fallait inventer autre chose.
Cette contrainte apparente (l’impossibilité de continuer comme avant) est devenue ma plus grande liberté.
Elle m’a poussée à explorer des modèles que je n’aurais jamais envisagés si j’avais pu continuer confortablement ma carrière traditionnelle.
Si vous êtes encore en train de lire cet article, c’est peut-être que vous ressentez la même chose.
Cette sensation que votre modèle actuel a fait son temps.
Que vous avez besoin d’autre chose, sans savoir quoi exactement.
Voici votre permission : vous avez le droit de considérer que c’est fini.
Que ce chapitre de votre vie professionnelle peut se clôturer.
Non pas comme un échec, mais comme une étape accomplie.
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Je vais vous raconter la semaine prochaine ce qui s’est passé après.
Comment je suis passée de cette prise de conscience à mes premières actions concrètes. Tout n’a pas été linéaire.
J’en parle dans mon prochain article.
À bientôt ?
Tiffany
PS: Vous pouvez lire ici mon carnet de bord de novembre 2025.
PSS: J’écris sur Notes mes nouvelles idées et chaque lundi le bilan de la semaine passée.


J’aime beaucoup cette réflexion, et je m’y retrouve totalement… mais pour m’être lancée dans l’entreprenariat depuis un an et demi, et après y avoir goûté, ne plus vouloir revenir dans le salariat, je trouve qu’on ne parle pas assez de la question financière qui est capitale dans ce type de décision et de changement de vie.
Il y a un principe de réalité dont on ne parle pas assez dans l’entreprenariat, et c’est celui-ci… D’autant plus, dans une France mal gouvernée, des charges parmi les plus importantes au monde, et nos vies qui vont être de plus en plus chahutées entre l’IA, la géopolitique et le dérèglement climatique… Food for thought 🖋️💶💴💵💸