Je ne cherche pas l’équilibre
Et pourtant le mot équilibre est partout dans ce que j’écris.
Dans mes articles, dans ma façon de décrire ma constellation, dans les conversations avec mes clients en mentorat. Je l’utilise comme un raccourci facile pour expliquer ce que j’essaie de construire.
Sauf que si je suis honnête, ce n’est pas vraiment ce que je vis.
L’équilibre évoque une balance. Deux plateaux qui se stabilisent. Un état qu’on atteint et qu’on maintient.
Mais ce que je vis ressemble plutôt à une oscillation. Des phases où les idées arrivent vite, où j’écris facilement, où un sujet en appelle un autre et où j’ai l’impression de comprendre exactement où je vais.
Et puis des phases où tout ça s’arrête. Pas d’épuisement particulier, pas d’événement déclencheur. Juste un vide. L’impression d’écrire dans le vide, que les idées sont médiocres, que si j’arrêtais demain ça ne changerait pas grand chose.
Pendant longtemps j’ai interprété ce deuxième état comme un problème à régler.
Je cherchais la cause : un manque de discipline, une mauvaise organisation, un système qui n’était pas assez rodé ? Je regardais des créateurs qui publiaient avec une régularité mécanique et je me demandais comment ils faisaient.
Et puis j’ai compris que je ne conceptualisais pas les choses de la bonne façon.
Ce que je surveille depuis n’est pas un équilibre. J’ai mon tableau de bord dans la tête.
Trois paramètres :
1- la satisfaction dans mes activités,
2- le niveau de stimulation qu’elles m’apportent,
3- et les signaux physiques qui ne mentent pas — qualité du sommeil, niveau de stress, envie de me lever le matin.
Ces trois indicateurs me suffisent. Quand ils sont au vert, peu importe que je sois en phase active ou en phase creuse. Quand l’un d’eux se dégrade durablement, je sais que quelque chose mérite attention.
C’est ce qui est en train de m’amener à simplifier mon portefeuille de gîtes, d’ailleurs. Pas une décision stratégique sur le papier. Une dégradation progressive du premier indicateur : la satisfaction. L’activité tournait bien, les revenus étaient là, mais je ne trouvais plus grand intérêt à m’en occuper. Quand quelque chose tourne tout seul et qu’on s’en désintéresse, c’est souvent le signe qu’il faut soit évoluer, soit s’alléger.
J’ai choisi de m’alléger.
La partie de gîtes est très routinière maintenant. Je gère la stratégie, j’absorbe les imprévus, mais le reste est délégué. C’est exactement ce que je voulais construire. Et pourtant, à l’arrivée, j’ai réalisé que l’ennui que j’ai aussi ressenti dans mes dernières années en entreprise n’avait pas disparu — il revient toujours.
Je suis quelqu’un qui construit. Une fois que c’est construit, l’intérêt s’évapore.
Ce n’est pas un défaut. C’est un fait. Et le gérer est différent que de le combattre.
Combattre ça, ça ressemblerait à essayer de forcer un enthousiasme que je n’ai plus. À faire semblant que gérer une activité bien huilée me stimule autant que la créer. Ce serait épuisant et faux.
La gérer, ça ressemble à construire une constellation où il y a toujours quelque chose en phase de création.
Alors quand je dis équilibre dans mes articles, ce que je veux dire c’est autre chose.
Je veux dire : une vie où l’oscillation a de la place. Les phases creuses ne sont pas des pannes mais des respirations. Je ne me force pas à performer de façon constante parce que j’ai compris que ce n’est pas mon mode de fonctionnement.
Ce n’est pas de l’équilibre. C’est de la cohérence avec ce que je suis.
La nuance me semble importante, surtout pour ceux qui construisent leur constellation en espérant atteindre un état stable. Cet état n’existe probablement pas. Ce qu’on peut atteindre, c’est un système qui tient la route même quand on oscille.
Ce qui est très différent.
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Tiffany
PS: Vous pouvez (re)découvrir ici mon histoire et ce que j’appelle ma constellation professionnelle. J’écris aussi des articles sur un blog. Je publie sur Notes mes nouvelles idées et chaque lundi le bilan de la semaine passée.

