Construire pour soi
Carnet de bord de février 2026
Février s’est terminé sur une étape que j’attendais depuis l’été dernier.
Mais pour comprendre pourquoi elle compte, il faut revenir au début du fil.
Tout a commencé avec mon envie de publier un mini-livre manifeste, l’été dernier.
Depuis des mois, j’accumulais des articles sur la constellation professionnelle. Des réflexions utiles, mais morcelées. J’avais besoin de les réunir dans quelque chose de plus structuré, quelque chose qui permettait de poser ma philosophie en entier plutôt qu’en fragments. Une sorte de manifeste donc.
J’ai commencé à écrire. Plusieurs brouillons plus tard, le livre était presque prêt (Et il est dans ce statut Presque depuis des semaines…, un autre sujet ça. Je traîne des projets quasi aboutis pendant des mois).
Mais c’est là que la vraie question est arrivée : les gens vont lire ça, et puis ils vont aller où ?
La réponse évidente était Substack. Ma newsletter, mes abonnés, mon contenu.
Sauf que Substack me pose de plus en plus de questions.
La plateforme évolue. Elle ajoute des fonctionnalités qui ressemblent de plus en plus à un réseau social : vidéo, live, notes. Je comprends la logique commerciale derrière. Mais moi, j’ai quitté les réseaux sociaux en 2023 précisément pour ne plus vivre dans cette logique.
Je n’ai pas de réponse définitive sur l’avenir de ma présence là-bas. Ce que je sais, c’est que je ne veux pas pousser des lecteurs vers une plateforme dont les valeurs s’éloignent progressivement des miennes. Et je ne veux pas que mon contenu soit dépendant d’une plateforme que je ne contrôle pas.
Note au passage - je lis le matin les articles Substack du jour dans leur app et je dois dire que la home me propose de plus en plus de contenus très pertinents pour moi, à savoir des articles sur des sujets qui m’intéresse. Donc à voir, je ne sais plus trop quoi en penser. Si le contenu proposé reste des articles longs, intéressants, tout n’est peut-être pas perdu.
Bref j’avais besoin d’un chez-moi.
J’ai décidé qu’il me fallait un site. Il m’a fallu choisir le fournisseur technique, cela a pris plusieurs semaines. Puis commencer à le construire, en me posant la question de son positionnement.
Pour qui ? Pour quoi ?
J’ai fini par acheter le nom de domaine constellationpro.fr.
Car une des nombreuses décisions à trancher a été : est-ce un site à mon nom ou au nom du concept ?
J’ai choisi le concept. La constellation professionnelle est plus grande que moi. C’est ce que je veux développer sur le long terme.
Le site s’est construit progressivement. Une page pour le mentorat, que j’avais lancé l’été dernier et qui n’avait pas encore de page de présentation claire. Des pages pour les futurs outils digitaux, parce que le mentorat seul n’est pas suffisant. Je veux proposer des parcours en autonomie et j’ai des outils qui m’aident que je veux partager. Et puis ma présence doit être optionnelle, pas essentielle.
Et j’ai fini par envisager un blog.
Ce blog, c’est une décision stratégique qui me semblait évidente quand je la posais, mais que je n’avais jamais vraiment mise en pratique pour ce projet. Sur Un Séjour à Blois , mes articles sur les activités à faire à Blois, les parkings, les châteaux à visiter génèrent un trafic qui ne cesse de croître (quasi 1 000 clics par mois et en progression de 30% chaque mois). C’est du SEO qui travaille en silence, sans que j’aie besoin d’être sur les réseaux sociaux. (d’ailleurs je viens de retravailler ces articles car certes j’ai du traffic, mais pas assez qualifié. Les premiers résultats sont encourageants).
Je veux reproduire ça sur constellationpro.fr.
Ok mais j’écris quoi sur ce blog ? Comment le distinguer de ce que je publie chaque semaine sur Substack ?
J’ai décidé de faire des articles de fond sur la constellation, sur la finitude, sur la gestion de projet. Des contenus que les entrepreneurs multi-activités trouvent en cherchant des réponses sur les moteurs de recherches et outils IA.
Ce repositionnement a clarifié quelque chose d’important : Substack reste l’endroit de mes coulisses, de mon quotidien, de mes apprentissages. Le blog, c’est le contenu conceptuel et pérenne. Les deux formats coexistent, mais ils ne se ressemblent pas et ne s’adressent pas au même moment de lecture. Vous pouvez le découvrir ici. J’ai déjà une dizaine d’articles qui peuvent vous intéresser.
Donc Février a été actif, mais cela a aussi été le mois durant lequel l’arrêt d’une startup dans laquelle j’ai travaillé presque dix ans a été annoncé.
Dès le démarrage, avant même que le produit sorte, j’ai contribué à construire quelque chose. Des années à structurer, à écrire, à créer du contenu, à développer des processus.
J’ai quitté cette société en 2021. Ma décision remontait à 2019 : je voyais clairement que ça n’allait nulle part, et je ne me voyais pas continuer à investir mon énergie dans quelque chose sans avenir. Ça a quand même attendu 2026 pour s’arrêter.
Je pensais que j’accueillerais cette nouvelle avec indifférence.
Je me suis trompée.
Ce que j’ai ressenti est un sentiment de gâchis. Tout ce qui avait été construit là-bas. Réduit à rien par défaut de rentabilité.
J’ai pris du recul sur le fait que depuis 2019, je construis des choses qui m’appartiennent. Des gîtes que des gens visitent. Des investissements immobiliers que des personnes louent. Une newsletter que des gens lisent et dont je reçois des retours. Des outils que des gens utilisent.
Demain, si je décide d’arrêter, c’est moi qui décide. Pas un conseil d’administration, pas un manque de fonds.
Ce n’est pas une question de sécurité financière. C’est une question d’utilité. Ce que je fais aujourd’hui laisse quelque chose, même à petite échelle. Ce n’était plus le cas là-bas depuis longtemps.
Fin février, j’ai aussi sorti mon premier outil digital : le Révélateur de Constellation.
50 questions pour cartographier sa constellation professionnelle au moment où on a besoin d’y voir clair.
La deadline fixe a fait son travail, et m’a bien stressé. Sans elle, j’aurais continué à peaufiner. Le perfectionnisme, je le connais bien, et je sais exactement comment il fonctionne chez moi : il habille la peur en exigence de qualité.
Ce que je n’avais pas prévu, c’est le plaisir que j’ai pris à mettre cet outil en forme dans Notion. J’avais écrit le contenu dans Bear, puis je l’ai formaté pour qu’il soit utilisables par les gens qui l’achètent via un template Notion téléchargeable.
Ce travail de mise en forme m’a surprise. Il m’a confirmé que cette cinquième “activité-étoile”, les produits digitaux, va m’apporter une dimension que j’attendais sans vraiment le formuler.
Chaque couche de cet outil maintenant disponible me faisait peur. Le paiement allait-il fonctionner ? La livraison du fichier Notion allait-elle passer ? Tout s’est bien passé.
J’ai l’impression d’avoir franchi une étape. Pas spectaculaire, mais solide.
Le fil qui partait du mini-livre l’été dernier a abouti quelque part.
Pour aller plus loin
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J’ai créé 35 ressources avec mes méthodes concrètes, mes chiffres réels et les exercices que j’utilise en mentorat.
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à bientôt ?
Tiffany
PS: Vous pouvez (re)découvrir ici mon histoire et ce que j’appelle ma constellation professionnelle. J’écris sur Notes mes nouvelles idées et chaque lundi le bilan de la semaine passée.

