En 2021, après une dizaine d’années dans la même start-up parisienne, je pose enfin ma démission. Mais cette fois-ci ce n’est pas pour rejoindre une autre entreprise. J’ai décidé de ne plus être salariée. À l’époque, mon titre était directrice du pôle grands comptes, une équipe d’une trentaine de personnes, et avant le chemin « classique », prépa puis école de commerce puis différents postes de plus en plus larges en responsabilités.
Je pensais que quitter cette voie suffirait à m’en défaire. Que le jour où je n’aurais plus de titre, plus d’équipe, plus de comité de direction à qui rendre des comptes, l’affaire serait réglée. Mais ce modèle est restée dans ma tête, bien après l’avoir quitté.
On peut avoir tourné la page et rester pourtant, des années après, à mesurer sa nouvelle vie avec les critères de l’ancienne.



