Ce n’est pas parce qu’on peut que ça veut dire qu’il faut
Carnet de bord - Décembre 2025
Fin décembre, nous avons visité un potentiel 9ème gîte.
Parfait. Bien situé. Rentable. Il fallait juste négocier le prix.
Mais j’ai senti mon stress monter instantanément.
Pas un stress d’excitation. Un stress de charge mentale.
Ce gîte, je pouvais l’acheter. Je savais comment le gérer. Mes chiffres le permettaient. Ma structure de délégation était prête (il est situé dans la rue où habite ma gestionnaire).
Mais je n’en avais aucune envie.
C’est là que j’ai compris quelque chose : pendant des années, j’ai pris des décisions parce que je pouvais les prendre. Jamais parce que je voulais vraiment les prendre.
La nuance change tout.
Ces trois derniers mois, j’ai fait quelque chose d’inhabituel pour moi : j’ai freiné.
Pas arrêté. Freiné.
Octobre, novembre, décembre ont été des mois de repos créatif.
J’ai continué à gérer mes gîtes, à passer mes appels mentorat et à écrire ma newsletter (ce que j’appelle mon Going). J’ai aussi supervisé des travaux (rafraichissement de deux gîtes et piscine). Et j’ai suivi la délégation totale de la partie opérationnelle des gîtes.
Mais j’ai arrêté de lancer de nouvelles choses.
Les idées venaient. Je les notais. Je m’autorisais à faire des brainstorming. Mais je ne les exécutais pas.
Parce que je sentais que mon corps avait besoin de ce frein.
Pas un repos de maladie. Mais une fatigue accumulée des dernières années. Le dos qui tire.
L’envie de faire qui se heurte à l’absence d’énergie pour faire.
Frustrant, mais nécessaire.
La délégation prend un temps fou.
Je pensais que deux mois suffiraient. On en est à quatre. Et c’est encore en rodage.
Ce n’est pas qu’une question de process ou d’outils. C’est une question de transfert de charge mentale.
Exemple de la vraie vie : le chauffage.
On a un système ultra simple maintenant dans tous les gîtes. Pourtant, pendant les fêtes, on a eu plusieurs aléas.
Radiateurs qui ne chauffent pas assez. Locataires qui montent le thermostat à 25°. Messages de réclamation à 22h.
Rien de dramatique. Mais ce sont ces micro-irritants qui rappellent qu’on ne délègue jamais à 100%.
Il reste toujours une couche de vigilance.
Et c’est normal. Ça fait partie du métier.
Mais ça m’a confirmé une chose : rajouter un 9ème gîte maintenant aurait été une erreur.
Pas une erreur financière. Une erreur de rythme.
La période des fêtes dans les gîtes est toujours un moment particulier.
Les gens viennent pour Noël. L’attente est plus forte. Le stress familial se transfère parfois sur nous.
On a été vigilants. On a anticipé. Ça s’est bien passé.
Mais ça m’a aussi rappelé pourquoi je voulais déléguer : pour ne plus être en alerte permanente.
La semaine dernière, nous étions à l’étranger. Une semaine. Seulement un sac cabine. Très peu d’affaires.
J’adore ce côté minimaliste du voyage : prendre uniquement ce qu’il faut.
Rien de plus.
C’est exactement ce que j’essaie de faire avec ma constellation professionnelle en ce moment.
Garder uniquement ce qui est nécessaire. Refuser ce qui est superflu, même quand c’est tentant.
En décembre, j’ai quand même imaginé un nouvel outil : le Révélateur de constellation.
Un outil de diagnostic pour m’aider à identifier quelles activités garder dans ma constellation.
Je ne l’ai pas fini. Juste imaginé et dessiné les grands traits.
C’est ça le repos créatif : continuer à penser sans s’obliger à exécuter.
Laisser les idées venir. Les noter. Les laisser maturer.
Ne pas tout transformer en projet immédiatement.
Pendant des années, chaque idée devenait un projet. Chaque projet devenait une charge mentale.
Là, j’ai juste laissé l’idée exister sans la presser. Je vais en parler plus en détail vendredi dans un article Ressources dédié.
Découvrir mes articles Ressources.
J’ai aussi choisi un mot pour 2025 : Fun.
Je ne suis pas du genre résolutions de début d’année. Mais choisir un mot-clé, ça me parle.
Fun, dans le sens : ne faire que des activités qui me plaisent.
Ça semble évident. Ça ne l’est pas.
Pendant longtemps, j’ai fait des choses parce qu’elles avaient du sens stratégiquement. Parce qu’elles étaient rentables. Parce que je savais les faire. Parce qu’on me disait que je les faisais bien.
Pas forcément parce qu’elles me plaisaient.
Je vais avoir 45 ans cette année. Pas d’enfants. Des investissements qui sécurisent mon avenir.
Je peux me permettre de choisir le plaisir maintenant.
Pas l’insouciance. Le plaisir réfléchi.
Dernier apprentissage de ces trois mois : après plus de 100 articles publiés en un an et demi, je suis arrivée à une forme de vide créatif.
J’ai raconté tout ce que je devais raconter sur mon passé. Mes transitions. Mes projets. Mes erreurs.
Maintenant, je ne peux plus me réfugier dans “je vais raconter quelque chose du passé”.
Il ne reste que le présent. Et le futur.
Et c’est flippant.
Mais c’est aussi une opportunité : structurer un calendrier éditorial. Trier toutes mes notes. Consolider les idées qui me plaisent encore.
Passer d’une écriture spontanée à une écriture plus organisée.
Mais sans perdre la spontanéité.
C’est l’équilibre que je cherche en janvier.
Si je devais résumer ces trois mois en deux phrases :
J’ai appris à freiner sans m’arrêter.
Ce n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose qu’il faut le faire.
Même quand les chiffres sont bons. Même quand l’opportunité est belle. Même quand on sait comment faire.
Parfois, la meilleure décision, c’est de dire non.
Et de profiter du temps libéré pour se demander : qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire maintenant ?
Besoin d’un accompagnement personnalisé ?
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Et surtout mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, je vous souhaite le meilleur.
À bientôt ?
Tiffany


Merci pour ce partage. Toujours pertinent comme d’habitude ✨J’aime beaucoup le sujet de l’énergie disponible ou non pour mettre en action nos projets, nos idées. Parfois, l’énergie n’est pas là, et il ne sert à rien de la forcer. D’ailleurs, quand on laisse reposer ses idées, la vie va nous offrir par la suite les réponses qu’on attendait et qui vont déclencher un feu vert ou un feu rouge… aussi simple, fluide et naturel que ça… C’est toute la beauté du lâcher-prise ☺️
Très intéressant de voir l'évolution de ton mindset! Tu as raison de lever le pied si tu en ressens le besoin aujourd'hui. Je suis totalement d'accord avec l'adage "C'est pas parce qu'on peut, qu'on doit", ça s'applique à tellement de sphères d'ailleurs 🙏🏻