Quel plaisir de reprendre cette lettre. Il fait moins chaud, le ciel est couvert, j’ai encore pas mal d’activités « gîtes » dans mes journées mais je peux prendre le temps de m’asseoir à mon bureau. À la différence des dernières hautes saisons, je me sens plutôt bien à la fin de celle-ci. C’est ma septième saison dans le tourisme cette année, et je mesure enfin le chemin parcouru. Les résultats sont très bons, ce qui participe à cette joyeuseté ambiante. J’ai beaucoup d’idées sur ce que je veux écrire ici et sur mon site. J’ai envie de finir enfin mon livre manifeste ce mois-ci. Voilà ce que j’ai en tête en ce moment, et je vais aujourd’hui vous détailler certains sujets.
Pour celles et ceux qui me découvrent : je suis Tiffany. Plusieurs métiers, aucun patron depuis 2021, et une théorie selon laquelle on peut construire une constellation professionnelle plutôt que choisir un seul métier. J’écris ici chaque semaine depuis 2024 pour raconter comment ça marche (ou pas). Tu peux t’abonner juste en dessous, c’est gratuit.
1. Bilan de ma septième saison touristique
Le fait d’avoir embauché une gestionnaire fin 2025 qui prend en charge les messages voyageurs (mon numéro de téléphone n’apparait plus nulle part, je suis en second niveau pour les voyageurs difficiles et urgences) me fait beaucoup de bien en termes de charge mentale. Elle s’occupe également de notre plus gros gîte (qui a une piscine et un jacuzzi) avec sa préparation, vérification du ménage et accueil des voyageurs. Je conserve juste pour celui-ci la gestion du linge (aller le récupérer, le laver chez moi, le re-déposer).
Je m’occupe encore de la préparation des deux appartements et leurs linges également. Mais elle s’occupe des messages pour ceux-là aussi. Et elle gère aussi ceux pour les deux grands gîtes gérés par notre salariée en CDI (qui s’occupe aussi d’une partie des correspondances voyageur, mais qui n’est pas à l’aise avec la technologie).
J’ai beaucoup écrit sur mes sujets du quotidien « gîtes » dans mes notes en juillet et août. Vous pouvez les lire sur cette page.
À chaud, je dirais que j’ai compris trois choses cet été :
- Il en faut peu pour basculer du supportable à l’insupportable.
Mon beau-frère a vendu son gîte fin juin (je m’en occupais) et cela m’a donné une bouffée d’oxygène bien plus importante que ce qu’il représentait en taille. Pour rappel, la marque Un Séjour à Blois contenait 8 gîtes début 2026 dont le sien, il y en a également deux qui sont gérés par ma mère. Nous avons hésité à lui acheter quand il a évoqué son souhait d’arrêter, car le logement était déjà fonctionnel et intégré dans nos processus… mais je m’en rends compte après coup à quel point c’était une mauvaise idée. Je ne suis plus en phase de développement sur cette activité, mais en consolidation. Je ne veux garder que l’essentiel, à savoir le plus rentable et le plus facile. En plus de ce logement vendu fin juin, trois autres logements sont en cours d’arrêt, un vendu (on a reçu une offre d’achat en août) et deux qui basculent en location longue durée (ceux que ma mère gérait). On terminera l’année avec 4 gîtes actifs. Et ça sera très bien pour 2027.
- Ma délégation comme prévue sur le papier fin 2025 n’a pas tenu. Et c’est la nature même de tout nouveau système : il doit se roder.
Je crois que je minimise encore trop le travail à faire dans les gîtes. On a tendance à croire qu’un simple ménage entre deux groupes de voyageurs est suffisant. C’est bien plus large que cela avec au premier rang la complexité de la gestion du linge de lit et de toilette. La société de ménage avec son pressing partenaire n’a pas réussi à tenir la cadence cet été. En soi pas dramatique car cela m’a permis de reprendre le contrôle sur mon stock de linge qui est un asset précieux et coûteux dans mon activité. J’ai eu quelques sueurs froides quand j’ai vu la gestion côté société de ménage, qui n’était pas (à mes yeux) optimum.
Les gîtes dont je gère le nettoyage du linge représentent un total de dix lits. J’ai trois parures pour chacun, donc 150 euros la parure x 10 x 3 = 4 500 euros. À cela s’ajoutent les serviettes de toilette (j’en ai une centaine je pense), tapis de bain et torchons. Je lave environ 15 à 20 parures de lit par semaine et une cinquantaine de serviettes par semaine. La chaleur m’a bien aidée pour faire sécher le linge je dois dire. Seul avantage trouvé à ce climat dément.
En plus du linge à gérer, il y a toutes les petites ou grosses réparations, et également le fait qu’un plus gros ménage est toujours nécessaire, surtout quand les logements sont autant occupés. Laver correctement la vaisselle, les placards de cuisine, faire les vitres, les encadrements de porte, nettoyer les traces sur les murs… Ma gestionnaire ne peut le faire et la personne qui fait le ménage entre deux locations fait ce qu’elle peut. Je dois donc intervenir sur ce point, ce qui en soi n’est pas désagréable, sauf quand il fait très chaud ou que le corps n’a pas envie.









- Et le troisième point découvert cet été concerne ma gestion des comptes des sociétés et ma rémunération que je me verse (pas).
La gestionnaire nous coûte environ 1 000 euros par mois et le linge quand la société de ménage s’en chargeait autour de 800 euros. Donc 1 800 euros qui aurait dû me revenir en revenu quand je m’en occupais seule… mais je ne me suis jamais autant payée et j’ai préféré le laisser en trésorerie pour les sociétés. Ce point me fait réfléchir, sans résultat concret encore.
2. Réflexions sur mon contenu en ligne
J’aimerais reprendre mon podcast pour finir la saison 1 qui reste inachevée. J’y racontais toute la délégation mise en place et la formation en revenue management que j’avais faite en 2025. Il manque le bilan, que je viens de commencer à faire dans cet article.
Mais j’ai beaucoup plus à dire. Les chiffres sont exceptionnels cette année. Les efforts payent. Cela me ferait du bien de prendre un pas de recul.
Je voudrais également reprendre le script de chaque épisode déjà tourné pour en faire un article de blog car je veux davantage partager mes connaissances sur la gestion des gîtes.
L’idée ensuite serait de lancer une saison 2, qui serait axée sur l’investissement de façon large. Parler de chiffres se prête plus à un exercice oral je trouve. Cela me permettra aussi de prendre du recul sur mes investissements que j’ai démarrés il y a 7 ans et pourrait me donner un élan pour ma formation en gestion de patrimoine. En espérant que cela vous intéressera également.
Pour ma newsletter, j’ai des questions sur sa récurrence (conserver de l’hebdo ou passer en bi-hebdo) et je veux travailler en thématique. En juillet, je me suis dit que j’allais conserver ses carnets de bord, que j’aime beaucoup écrire. J’y raconte mes réflexions sur ma constellation professionnelle. C’est simple, fluide et cela me permet de prendre du recul sur mon activité. Pour l’instant, je le fais chaque début de mois mais le faire deux fois par mois pourrait être intéressant. Je me demande juste si j’ai assez de matière. Je ne veux pas me retrouver à faire des choses uniquement pour les raconter. Cela n’aurait aucun sens.
J’ai eu l’idée de travailler une fois par mois sur une question difficile qui m’oblige à poser un avis. J’aime bien l’exercice avec par exemple :
- Une discipline qu’on n’arrive pas à s’appliquer parfaitement à soi-même, a-t-on encore le droit de l’enseigner ?
- Faut-il être certain de vouloir un nouveau métier avant de s’y former, ou est-ce l’inverse qui est vrai ?
- Peut-on réduire volontairement une activité qui fonctionne bien, sans que ça ressemble à un échec ?
La dernière question est très à propos avec ce que je vis sur les gîtes. Je pense que ça sera le thème du prochain épisode de podcast pour finir la saison 1.
Et puis il y a mes écrits sur mon blog que je veux maintenir. Ils sont plus théoriques et conceptuels. Je trouve que leur place naturelle est sur mon site. Et pas sur cette newsletter. Par contre, je pourrai les mentionner à l’occasion et vous pourrez les lire s’ils vous intéressent.
Donc chaque mardi, je publierai une newsletter qui sera soit un carnet de bord, soit une question difficile, soit un épisode de podcast (je mettrai un résumé écrit si vous préférez lire plutôt qu’écouter). Voilà le plan pour cette année 2026-2027. Je ferai un nouveau bilan en juin, qui marquera mon troisième anniversaire ici, sur le chemin qui aura été pris et si je continue. J’aime me dire que mes sujets ont une fin potentielle, je n’aime pas l’idée d’une newsletter qui existe sans limite claire.
3. Ma to do congelée depuis avril
Quand j’ai repris mon application de notes (Bear) début août, j’ai voulu consulter mes notes de suivi annuel, objectifs, grands projets et calendrier éditorial sur lesquels j’ai travaillé l’hiver 2025-2026… et j’ai constaté que toute mon organisation s’était arrêtée brutalement en avril. Ce qui ne devrait plus m’étonner après sept ans dans le tourisme.
Ma constellation professionnelle prend un sérieux coup d’avril à août. Le fait de relire et réécrire mon manifeste sur ce concept cet été m’a bien remis les idées en place sur le fait que mon étoile principale et cardinale (= les gîtes) prenait trop de place.
D’où la réduction du nombre de gîtes en cours. Sur cette étoile, si je prends du recul, j’ai eu démarrage => développement => délégation => et maintenant rationalisation. Je rationalise parce que je ne veux pas que cela soit ma seule activité. C’est propre à moi, mon identité, mon cerveau, mes envies. Et c’est important de l’affirmer.
Si j’écris cela, c’est pour redire que ce que je raconte est ma vie professionnelle. Je la conceptualise ici, mais à ma façon et juste pour moi en premier lieu. Cela me permet d’y voir clair.
4. Le livre manifeste
De voir que je mets ce point en numéro 4 me fatigue de moi-même. Quand on sort un livre, on doit en faire la promotion, des précommandes, des séquences d’emails. J’en suis incapable car pour moi (et mon cerveau), ce sujet est fini. Il est écrit, j’y donne accès, point. Je ne suis pas capable de plus et je le vois comme un handicap pour mon travail. Mais en sortie de saison touristique, je ne peux pas me forcer à des sujets que je n’aime pas. Et je ne veux pas attendre car je sens que je ne vais jamais le terminer.
J’ai passé une bonne partie de l’été à relire mon manuscrit. Ce que j’ai fait par à-coups. Une relecture pendant quelques jours, plus rien pendant deux semaines, puis relecture. Je l’ai imprimé deux fois aussi pour me rendre compte. J’ai reçu aussi de précieuses aides de relecteurs. La version finale n’a plus rien à voir avec le premier jet et j’en suis satisfaite.
Une fois celui-ci fini, est revenue l’idée de le proposer à des maisons d’édition. Mais après beaucoup de doutes, je me suis demandée pourquoi je voulais le faire ainsi alors que j’ai toujours envisagé de l’auto-éditer. Le délai de réponses annoncé de trois mois, avec souvent aucune réponse, me rebute et j’ai l’impression que cela va me faire retomber dans une spirale de procrastination sur ce sujet.
Mon objectif était de développer ma pensée sur un temps plus long que des articles, de réussir également à travailler un écrit sur plusieurs mois (pas mon fort) puis de le proposer à un petit prix pour qu’il soit lu. Il n’est pas là pour me rapporter de l’argent mais pour faire connaitre ce concept et ma vision de la multi-activité.
Je dois donc en septembre le mettre en forme pour le proposer en version digitale et imprimée. La to do est clair. Je vais la décomposer pour être certaine d’avancer car je veux le voir terminé.
5- Mon programme pour la fin d’année
Maintenant que la saison se termine, que le livre est (presque) fini, il faut que je me penche sur ma fin d’année. Mon objectif principal est de retrouver un élan d’écriture pour cette newsletter et mon blog. Je pense essayer d’écrire chaque jour pour cela. Je veux aussi poursuivre l’investigation pour devenir conseiller en gestion de patrimoine. Je dois finir une formation que je me suis acheté en juin sur ce sujet. Et puis terminer la vente du petit appartement, normalement en novembre-décembre. Si tout cela se réalise, cela sera très bien.
Pour aller plus loin
Vous voulez passer à l’action avec mes outils ?
L’Ikigaï inversé pour identifier ce que vous refusez dans votre vie professionnelle. Point de départ quand on ne sait pas encore par où commencer. Le Révélateur pour cartographier votre constellation en 50 questions. Étape suivante quand vous savez ce que vous ne voulez plus.
Vous voulez approfondir avec mes archives et ressources ? J’ai créé des ressources avec mes méthodes concrètes, mes chiffres réels et les exercices que j’utilise en mentorat.
Vous voulez un accompagnement personnalisé ? Je propose du mentorat individuel pour construire et améliorer votre constellation.
à bientôt ?
Tiffany
PS : Vous pouvez (re)découvrir ici mon histoire et ce que j’appelle ma constellation professionnelle. J’écris aussi des articles sur un blog. Je publie sur Notes mes pensées du moment et chaque lundi le bilan de la semaine passée.



Ton article est super intéressant ! Je retrouve les difficultés que je rencontre alors que je n'ai qu'un gîte et une chambre d'hôtes 🙂.
Je retrouve également les allers-retours que l'on fait pour améliorer l'organisation, quelque fois, on trouve une solution à un problème très vite parfois, il faut tâtonner pour trouver la bonne solution à l'instant t !
Un jour, j'arriverai à trouver une manière de communiquer qui me convient pour continuer à faire vivre mon univers "hébergements et poterie"
Bon courage pour la fin de saison